L'homme aux trois doigts d'or à la main gauche, la statue immortelle du jazz manouche, le seul guitariste de jazz européen dont la stature égale les Duke Ellington ou Louis Armstrong, l'inspirateur de Biréli Lagrène, Thomas Dutronc ou Sanseverino, bref, Django Reinhardt aurait eu 100 ans ce 23 janvier.
Plus d'un demi-siècle après sa disparition, les admirateurs de ce virtuose de la guitare épris de liberté et les nombreux musiciens qu'il a inspirés célèbrent son style unique de jeu et de composition à travers plusieurs hommages.
Né le 23 janvier 2010 en Belgique, Jean-Baptiste Reinhardt, plus connu sous le nom de Django Reinhardt, a laissé une oeuvre immense associée à l'invention du jazz manouche. Enfant de la balle, il se produit rapidement avec l'orchestre de ses parents chez des gens aisés pour exécuter des valses d'une très haute technicité.
Deux doigts inertes
Fondateur du quintette du Hot Club de France avec Stéphane Grappelli,
le guitariste d'origine tzigane développa une technique exceptionnelle
après avoir perdu l'usage de deux doigts dans un incendie en 1928.
Django dut, à 18 ans, réinventer toute sa technique guitaristique. Au
terme d'une longue rééducation, il époustoufla le monde par sa
virtuosité retrouvée alors qu'il ne jouait qu'avec deux doigts.
Il
découvrit le jazz en 1930 et ce fut un véritable choc qui le conduisit
ensuite à jouer, brièvement avec Duke Ellington, une fois la guerre
terminée.
Django Reinhardt est mort d'une hémorragie cérébrale
le 16 mai 1953 en Seine-et-Marne, où un festival lui est dédié chaque
année à Samois-sur-Seine.
afp/Thierry Herman - source de l'article
------------------------------------------ > Extrait Wikipedia
Considéré avec Charlie Christian et Wes Montgomery comme l’un des meilleurs guitaristes de Jazz qui aient jamais existé, Django Reinhardt est aujourd’hui encore une influence majeure pour la plupart des guitaristes à l’instar d’Andrès Segovia ou de Jimi Hendrix dans des styles bien différents. Son style profondément original, entre Jazz et musique Tzigane, s’est depuis lors développé en un genre musical à part entière, le Jazz manouche. Ce style est devenu un véritable folklore pour la communauté Manouche depuis la mort de Django et est aujourd’hui joué partout dans le monde.
Dans le monde des Tziganes, Django Reinhardt est considéré comme un symbole. Comme l'a écrit Alain Antonietto : « Django est le héros d’un peuple, celui du peuple Tzigane ». Pour ces gens souvent opprimés, qui ont dû faire face à un terrible génocide rarement reconnu et sont aujourd’hui encore victimes de discriminations dans presque tous les pays où ils vivent, Django reste l’ambassadeur d’une culture Tzigane bien vivante, entre tradition et modernité.
Ses admirateurs retiendront aussi sa personnalité unique, son insouciance, ses coups de folie et ses coups de génie. Comme l'a déclaré son contrebassiste Louis Vola : « Le génie n’a pas à se justifier : il est ! »
Parmi les compositions les plus célèbres de Reinhardt, on retient souvent Minor Swing, Nuages, Rythme futur, Anouman, Djangology ou encore Douce Ambiance. Certaines de ses compositions ont été utilisées dans des bandes originales de film ("Lacombe Lucien", "Matrix", "Aviator"...) ou du jeu vidéo Mafia: The City of Lost Heaven : Belleville, Manoir de mes rêves, Echoes of France, Vendredi, Cavalerie et Rythme Futur.
Il est également évoqué comme modèle dans le film de Woody Allen Accords et désaccords de 1999 avec Sean Penn.




